En moins d’une décennie, Montréal a vu naître et propulsé les carrières internationales d’Arcade Fire, Melissa Auf der Maur, Patrick Watson, Rufus et Martha Wainwright, Champion, The Dears, The Stills, Malajube, Pierre Lapointe, Simple Plan, Sam Roberts, Beast et tant d’autres. Une liste très impressionnante et non exhaustive qui regroupe plusieurs finissants d’un petit mais combien renommé et désormais respecté événement: la plate-forme M pour Montréal. Bien plus qu’un jeu de mots, qu’une lettre, c’est carrément une mission qui s’est entreprise en 2006 et qui démontre en moins de quatre ans sa pertinence, voire sa nécessité, dans un monde de plus en plus compétitif où l’exportation des produits culturels de chez nous est essentielle à leur existence même.
M pour Montréal offre une «vitrine sur le monde» inégalée pour les artistes montréalais et canadiens. Sans reconnaissance à l’extérieur du pays, une vaste majorité d’artistes d’ici n’a carrément pas la possibilité de faire carrière. Maintenant et plus que jamais dans un contexte de coupures majeures des programmes fédéraux Promart et Routes commerciales, M pour Montréal joue un rôle clé dans la poursuite des objectifs d’exportation des politiques culturelles de nos Gouvernements. Dixit Robert Lepage : «ce qui est profondément local est international».